"Cuisine(s) sans dépendance(s)" est un doublon en cours de mon premier blog de cuisine ouvert en 2008 - fermé au public depuis fin 2013 -, écrit dans un style plus littéraire et faisant référence souvent à des impressions liées à la nourriture, sans contenir toujours les recettes elles-mêmes. Ici, pas ou prou de digressions autour de la nourriture, seulement de la cuisine, celle que ma double culture oscillant entre Asie et Europe inspire, juste pour perpétuer les cahiers de nos grands-mères à l'aide de cet outil informatique formidable. Qui sait ce qu'on trouvera sous les décombres un jour, pourquoi pas un disque dur intact faisant défiler des images d'aliments qui n'existeraient plus et qui feraient faire un bond vertigineux dans la mémoire de l'Homme de demain qui sera devenu un cerveau sans enveloppe charnelle et n'ayant plus besoin de s'alimenter comme aujourd'hui ! Ah, voilà que je délire déjà ! Vite, je retourne à la cuisine, parce que, en attendant, il faut manger pour vivre !
Mises à part les recettes qui peuvent être copiées car je ne puis prétendre avoir inventé la purée ou autres plats même les moins basiques, ce blog tel qu'il est conçu est ma création, tous les textes, dont ceux publiés en magazine et signalés comme tels, ainsi que toutes les photos publiées sont personnels, ils sont soumis au droit d'auteur en vigueur au jour de leur publication.
Bienvenue à ma table !
Date de création du blog : 25 novembre 2011
Ouverture au public : mars-2012
NB : Pour la "présentation" complète, cliquer sur l'onglet correspondant en tête de ce blog qui, je le précise, est en cours de montage : toutes les rubriques annoncées en "pages" ne sont pas encore disponibles. Merci de votre compréhension. Mars 2012 -
ACTUALITE : février 2014 : ce blog devrait prendre un rythme de croisière bientôt, promis (le magazine pour lequel j'écrivais n'existe plus, mais ses lecteurs souhaitent continuer de consulter mes non-recettes ici !) - Merci à mes 50.000 lecteurs silencieux, sans lesquels ce blog n'aurait pas existé et n'existerait plus...
DECEMBRE 2019 : enfin, je retrouve la trace de ce blog et peux y accéder pour publier à nouveau mes propres recettes, celles que je ne fais pas souvent. Je les partage avec vous, mais c'est plutôt un memo pour moi.

vendredi 13 avril 2012

poulet à l'estragon et au vin blanc

Les principaux vins blancs du Jura ont un goût très marqué par le savagnin, un cépage qui leur donne tout de suite cette attaque spécifique qui les distingue des vins blancs des autres régions. Outre mes adresses habituelles de maisons dont je connais le sérieux, il m'arrive de visiter les petits producteurs lorsque mes voyages express dans la région m'en laissent le loisir. J'ai découvert récemment un arbois blanc (voir mémo pour le nom du vituculteur) à base de chardonnay et de savagnin et fus surprise par sa qualité. Le cépage roi du Jura domine nettement dans la dégustation et garde au vin le caractère de son terroir, sa typicité, tandis que le chardonnay lui procure une vivacité assez agréable en bouche, bien que je préfère le savagnin pur de la même gamme. De quoi se faire plaisir sans se ruiner dans des appellations plus prestigieuses et, souvent, plus ruineuses, même si je ne boude pas mon plaisir lorsque je les sers aux amateurs ! Je parle bien sûr du vin jaune et spécialement du château-châlon ! En cuisine, ma préférence, pour le blanc, va assurément vers les vins du Jura, qui donne incontestablement une saveur singulière à n'importe quelle sauce. Quant à l'estragon, c'est une plante condiment que j'aime beaucoup, en salade, ou cuite dans les farces ou sauces.
poulet à l'estragon et au vin blanc pour 6 p.
  • un poulet fermier de 1,8 kg découpé en 6 parts ou 6 morceaux de votre choix,
  • un grand verre de vin blanc du Jura (arbois ou autre)
  • un bouquet d'estragon, feuilles hachées grossièrement et tiges séparées,
  • oignon et ail haché fin
  • 250 g de crème fraîche (crue de préférence)
  • sel, poivre
PREPARATION ET CUISSON (45m)
  1. faire revenir le poulet à feu plutôt vif pour le dorer légèrement de toutes parts, saler,
  2. ajouter oignon, ail et tiges d'estragon, bien mélanger,
  3. mouiller avec le vin blanc, donner un bouillon 2mn,
  4. baisser le feu entre doux et moyen et cuire à couvert 30mn (un peu plus pour un poulet de ferme familiale ou artisanale)
  5. retirer le tiges d'estragon, ajouter la crème fraîche, redonner un bouillon à feu vif 2mn, rectifier l'assaisonnement au niveau du sel, poivrer,
  6. ajouter les feuilles d'estragon hachées, mélanger et poursuivre la cuisson 1mn à feu doux,
  7. éteindre le feu et laisser reposer 2 mn avant de servir avec le vin qui a servi au plat. Le riz nature est l'accompagnement que je préfère pour profiter au mieux de la saveur de cette sauce. 
    



Memo
Frédéric Lornet
Cellier de Genne
L'Abbaye
39600 Montigny les Arsures
Tél. 03.84.37.45.10
Leurs pris sont raisonnables. Par exemple :
Arbois blanc (chardonnay-savagnin) : 11 euros la bouteille de 75cl
Arbois blanc (savagnin) : 14 euros la bouteille de 75cl
Vin de paille : 24 euros la bouteille de 75cl
Vin jaune : 28 euros le clavelin de 62cl
PRIX DEPART CAVE

dimanche 8 avril 2012

deux versions pour un ris de veau aux morilles, et un feuilleté aux morilles en prime

Avec les bons produits de saison, cuisiner est toujours un plaisir. La morille fraîche arrive sur les marché. Chez mon marchand habituel, elle provient de Turquie, à 98euros le kilo, je ne me souviens plus de son prix l'année dernière. Je l'ai déjà dit dans ce blog, je ne lui résiste pas ! J'en ai pris 500g, dont les plus belles vont agrémenter un ris de veau au vin jaune (Jura) ; les autres finiront dans un feuilleté au lard, morille et ail des ours, pour utiliser une plante sauvage dont le goût et l'odeur sont celui de l'ail en gousses cultivé que nous connaissons tous, mais sans les propriétés ni les inconvénients gastriques de ce dernier. Si cette herbacée qu'est l'ail des ours vous intéresse, cliquer ICI (sur le lien en couleur). Quant à la morille je vous en ai déjà parlé ICI, un champignon de saison qui fait la convoitise des cueilleurs... professionnels, de sorte qu'il est désormais plus facile d'en trouver sur les marchés que dans la nature. 
 
Morilles fraîches
Impossible, à moins d'avoir beaucoup de chance, d'en récolter soi-même si on ne connaît pas de "coins", que, d'ailleurs, chaque cueilleur garde jalousement secret. Quand vous en croisez un avec un petit panier bien rempli et osez lui poser la question, il vous répondra poliment : "Oui, oui, il y en a partout, c'est par là, par là-bas...". Et de vous désigner d'un geste vague la vastitude de la forêt et ses lisières qui vous entourent à perte de vue ! Dans le Jura, on avait bien essayé de suivre une mamie qui partait de bon matin dans cette quête mythique pour nous mais désormais annuelle pour elle. Or, d'un pas alerte et déjouant toute filature, elle avait disparu au détour d'un chemin pour revenir quelques heures plus tard avec un sourire narquois, à la main son panier plein de cette chose un peu bizarre, spongieuse à l'aspect, pas forcément appétissante à première vue, mais si délicieuse en bouche une fois cuisinée (attention, c'est un champignon toxique cru), pourvu qu'on lui consacre une sauce au vin jaune et à la crème fraîche. Pour accompagner un ris de veau ou un poulet (à défaut de poularde pas toujours disponible sous la main hors les saisons de fête), c'est, pour l'instant la meilleure façon à mon goût de déguster ce champignon qui peut aussi très savoureusement garnir une omelette, des bouchées à la reine, un feuilleté, tel celui que je vous propose ci-après. Quand j'en ai beaucoup, je trie en effet les plus abîmés pour les couper en morceaux et en faire une farce. Ce feulleté était délicieux, juste servi en entrée avec une salade verte. Quelques précisions sur ces trois ingrédients (ris de veau, morille, ail des ours)
S'agissant de la morille, il en existe plusieurs espèces dites "morille commune" (morchella vulgaris), parmi lesquelles la morille noire, la morille des jardins, la morille élevée (en montagne), de forme plutôt conique. La morille blonde, plus rare (comme les vraies blondes !), dite morille ronde (morchella rotunda), plus épaisse et parfumée, est tout aussi, sinon plus encore, savoureuse. C'est un champignon de printemps qui pousse dans un habitat plutôt varié (montagne, lisière de prairie ou de bois, haies, vergers, et même parcs, ou jardins, mon amie Sime en récoltant régulièrement un petit kilo tous les printemps dans sa propriété du Gâtinais, la veinarde !).  Il faut savoir que les morilles fraîches sont toxiques crues, elles doivent absolument être bien cuites avant d’être mangées. Ce champignon contient en effet des hémolysines (substance détruisant les globules rouges) que seule une cuisson suffisante peut rendre inoffensives.
Quant à l'ail des ours (allium ursinum), c'est une plante sauvage qu'on trouve couramment en cette saison d est comestible feuilles et fleurs crues avec les précautions de lavage habituelles en manière de cueillette sauvage.

Le ris, lui, désigne le thymus, la glande de croissance des jeunes animaux tels que le veau, l’agneau ou le chevreau. C’est chez le premier qu’il est le plus intéressant et le plus fin (compter environ 40 euros le kilo), sa partie ronde, la noix, étant considérée comme un mets délicat qu’il vaut mieux savoir préparer correctement. A noter que, bien que peu calorique (115kcal au 100 g), c’est un aliment déconseillé à ceux qui souffrent d’un excès de cholestérol, quand par ailleurs sa teneur en vitamines est très intéressante (vitamine C, PP, fer…). Frais, le ris se présente avec une chair blanche, assez molle, qui s’abîme très vite, s’assurer de sa fraîcheur impeccable à l’achat, préparer et consommer aussitôt. Mes principales utilisations de cet aliment : en brochette, juste entouré une fine couche de lard et grillé, avec un peu de gros sel et de poivre avant de servir en apéritif ; juste poêlé avec un peu de beurre puis parsemé d'une pommade persil-ail et servi avec des pommes duchesse ; détaillé en dès et mélangé à d’autres ingrédients, en garniture des bouchées à la reine, des brioche..., mon plat favori étant le ris de veau aux morilles et au vin jaune. 
 
Ail des ours (feuilles à gauche, fleurs à droite) - Si vous n'êtes pas cueilleur, on en trouve assez facilement au marché, chez les marchands de champignons, salades, herbes... 
feuilleté au lard, aux morilles et à l'ail des ours
INGREDIENTS pour 4/6 p. : une pâte bien feuilletée assez épaisse (minimum 300g)(surgelée, éventuellement) - Un bouquet d'ail des ours dont on n'utilisera que les tiges tendres, hachées fin - 100 de lard - 2 oignons jaunes hachés très fin - morilles (quantité selon disponibilité !) coupées en rondelles - 1 petit verre de vin du Jura - 1 càs bombée de maïzena - 1 càs d'huile neutre - poivre (attention, pas de sel si le lard est très salé) -
NB : je fais souvent ce feuilleté avec des champignons de Paris, c'est très bon aussi ! 

 
PREPARATION ET CUISSON :
pour la farce : faire revenir oignon et lard dans l'huile - ajouter les morilles, cuire à feu plutôt vif environ 10mn - ajouter le vin, continuer la cuisson à feu vif 10mn, ajouter les tiges d'ail des ours hachés, poivrer, bien mélanger - ajouter la maïzena en nuage pour bien la répartir sur la préparation, bien mélanger le tout sur feu vif pendant 2 mn (cette opération a pour but de résorber le jus de la farce afin qu'elle soit "sèche") - laisser refroidir totalement avant de s'en servir -
pour le feuilleté : dérouler la pâte sur une surface plane - la farcir à 2cm du bord - la rouler sur elle-même en partant d'un bord, en commençant par la plier sur 5cm, et en serrant un peu au fur et à mesure du roulage - cuire au four 30mn à 200° - laisser reposer 10 mn avant de découper en rondelles plus ou moins épaisses dans le sens de la largeur -
Servir pour une entrée ou en plat léger unique.
Pour un plat de fête, le ris de veau aux morilles et au vin jaune devrait satisfaire les amateurs du premier, des deuxièmes et du troisième, tous ces ingrédients formant une saveur harmonieuse dans un plat aux accents inoubliables ! En voici une version pour une jolie présentation, mais assez longue en préparation. Je vous en donnerai une version express, en fin de message.
INGREDIENTS pour 6 p.
1kg de ris de veau (choisir dans la noix, de préférence) à parer vous-même (voir ci-dessous) ou à faire préparer par votre boucher ou tripier,
400g de morilles pas trop grosses bien nettoyées (si vous n'avez pas l'habitude de le faire,, et si vous utilisez des morilles séchées, voir au même endroit pour quelques conseils).
1 verre de vin jaune du Jura
1 oignon coupé en quartier et une gousse d'ail écrasée
3 feuilles de laurier
1 grosse noix de beurre
1 càs bombée de farine
250 g de crème fraîche (crue de préférence)
sel, poivre
PREPARATION, PRECUISSON ET CUISSON du ris avec sa garniture et sa sauce
pour une présentation festive.
  1. faire un bouillon salée avec assez d'eau pour y immerger les ris ; une fois que l'eau a bouilli, ajouter oignon, ail et laurier, donner un bouillon puis laisser infuser à feu doux 10mn ; retirer la matière ;
  2. parage du ris (si vous le faites vous-même) : plonger les ris dans le bouillon, cuire à feu assez doux 5 mn, les retirer et les plonger dans l'eau froide, les parer (voir photos ci-dessous) : soulever à l'aide d'un couteau une partie de la pellicule fine qui entoure la chair, tirer dessus pour l'enlever entièrement sans abîmer la chair ; procéder ainsi partout où cette fine pellicule s'insinue, même entre les chairs où on rencontre aussi quelques petits vaisseaux sanguins qu'il faut enlever sinon la chair va se rétracter à la cuisson ;
  3. NB : pour le parage du ris, qu'on peut faire à cru ou le ris blanchi comme je le pratique le plus souvent, si vous le faites vous-même, prendre soin de bien enlever la pellicule transparente qui entoure la chair ainsi que les petits vaisseaux sanguins qui le traversent - L'opération de filmer et aplatir les ris permet d'obtenir de belles tranches à la coupe. Mais, c'est bien sûr, facultatif. On peut aussi bien juste faire sauter les morceaux de ris directement dans la poêle, ça fait gagner du temps, et c'est ainsi que moi-même je pratique quand je n'ai pas la journée pour faire un plat ! 
  4. précuisson du ris : replonger les ris dans le bouillon chaud, cuire à feu moyen 10 mn si vous avez paré vous-même comme dit ci-dessus, 15 mn si vous commencez une première cuisson, éteindre le feu, laisser refroidir dans le bouillon, retirer les ris, les filmer bien serrés, les placer sur une surface plate avec une planche et des poids dessus, laisser ainsi jusqu'à la préparation finale ;
  5. sauce aux morilles : prélever un peu de bouillon, y cuire les morilles 10mn, égoutter en réservant ce bouillon ; dans une sauteuse, faire fondre le beurre, ajouter la farine, mouiller avec un peu de bouillon et le vin blanc, cuire 10mn à feu assez vif pour obtenir une sauce onctueuse, ajouter la crème fraîche, remettre les morilles, cuire encore 10 mn ; rectifier l'assaisonnement selon goût ;
  6. remettre les ris dans la préparation quelques bonnes minutes sur feu doux, le temps de bien les réchauffer,
  7. laisser reposer 2mn minutes avant de trancher les ris,
  8. servir aussitôt en nappant la préparation de sauce.
J'ai servi ce plat avec un riz légèrement safrané.

Version express du même plat, moins présentable mais tout aussi bon !
(les ingrédients sont les mêmes)
- cuire les morilles à l'eau bouillante salée 10 mn, égoutter et réserver en gardant le bouillon auquel vous ajouterez les feuilles de laurier à faire infuser 10 mn sur feu doux,
- couper le ris de veau en petits cubes 2x2cm,
- les faire rissoler à feu vif dans de l'huile mélangée avec du beurre 5 mn, réduire le feu à doux, cuire encore 5 mn, les sortir de la sauteuse pour les réserver,
- dans la même sauteuse faire revenir oignon et ail haché fin,
- singer avec la farine, mouiller avec le jus des morilles et le vin blanc, bien mélanger pour éviter les grumeaux,
- remettre les morilles, ajouter la crème fraîche, cuire 10 mn à feu moyen jusqu'à réduction de la sauce, rectifier l'assaisonnement, remettre les ris pour les réchauffer à feu doux 5mn,
- servir aussitôt.
  

lundi 2 avril 2012

marmite d'huîtres sauvages au lard et à la menthe

Quand je suis en Bretagne, j'aime bien aller récolter des huîtres sauvages sur les rochers. Elles ont un goût incomparable avec celles, les fines, du commerce. Je préfère leur saveur très iodée et, surtout, leur odeur franche de mer et non de claires. Quand elles sont charnues et même un peu grasses, j'aime bien les utiliser en "marmite", un genre de ragoût très rapide. Je crois que je me lasserai moins vite des huîtres chaudes que crues, il y a tellement de façon de les cuisiner. En voici une, toute simple, pour un repas rapidement préparé les soirs de grosse fatigue, comme par exemple, après une bonne journée de désherbage manuel du jardin... à condition d'avoir cueilli vos huîtres la veille, car ce n'est pas de tout repos non plus. Il suffit de les ouvrir directement sur le rocher avec un outil idoine (c'est-à-dire un bon couteau à huîtres qui ne pète pas au moindre effort, car attention aux blessures, c'est un geste qui peut être dangereux si on ne le maîtrise pas), de les garder avec leur eau dans un bocal fermé. Une fois rentrée, je les rince tout de suite à l'eau claire pour éliminer tous les débris de coquille. Ainsi préparées, je peux les garder un jour ou deux jours maximum au frigo, dans un récipient en verre ou en plastique non fermé, et ce en vue d'un plat où elles seront cuites.
 
marmite d'huîtres à la menthe
INGREDIENTS ET PREPARATION
  • 6 huîtres décoquillée par personne,
  • 1 belle tranche de lard coupé en petits dés,
  • 2 pommes de terre à purée par personne, coupées en gros morceaux,
  • 1 oignon et 1 gousse d'ail hachés fin,
  • quelques feuilles de menthe ciselée
  • sel et poivre
CUISSON (30mn)
  1. faire revenir l'oignon, l'ail et le lard dans un peu d'huile neutre,
  2. ajouter les pommes de terre, saler et poivrer,
  3. ajouter de l'eau à niveau, donner un bouillon et cuire à couvert pendant environ 20mn, à feu moyen, puis vérifier la bonne cuisson des pommes de terre,
  4. réduire le feu, ajouter les huîtres, mélanger doucement, juste 1 ou 2mn pour cuire les huîtres, redonner un feu vif pour que le ragoût soit bien chaud,
  5. servir avec la menthe ciselée.
Le goût de l'huître se marie bien avec celui du lard. D'ailleurs, souvent, pour l'apéritif, je fais une autre recette que je vous livrerai ultérieuremnt. Et j'ai beaucoup aimé la menthe dans ce plat. C'était une inspiration de dernière minute, car j'ai arraché beaucoup de cette plante très envahissante dans le jardin et cela me faisait mal au coeur que tout parte à la décharge. Quand je pense que, à Paris, j'aurais plus l'occasion de m'en servir mais que je dois la payer cuir et poil quand j'en ai besoin !

vendredi 30 mars 2012

confiture de charlotte

Oh, ne faites pas la grimace... car ce n'est pas la charlotte à laquelle vous pensez tout de suite, c'est-à-dire la pomme de terre, mais la fraise du même nom !
Ce sera bientôt la saison des fraises, si le temps continue d'être aussi clément !

Ce n'est pas ma confiture préférée, mais de temps à autre, j'aime bien varier un peu au petit déj', histoire de retrouver avec plus de plaisir encore l'orange et la mûre, bien avant la framboise ou l'abricot. Car, comme chacun le sait, n'est-ce pas, l'absence éloigne les petites passions et augmente les grandes ! (*)

Les premières charlottes se trouvent à partir de mai. En région parisienne, je vais les chercher dans une ferme-cueillette car je ne fais rarement des confitures avec celles du marché. Je ne pense pas que les fraises de la cueillette, qui poussent aussi "sous tunnel" (et surtout en hauteur !) soient plus "saines" que celles du commerce habituel dont on n'arrête pas de décrier le mode de culture industrielle, vu tous les tuyaux qui passent partout et la terre qui n'en est pas non plus, mais, au moins elles ont l'avantage d'être transformées le jour même ou le lendemain au plus tard, ce qui préserve le goût et le parfum, elles sont souvent moins aqueuses et ont un parfum plus prononcé de... fraise !



confiture de fraise
- 3 kg de fraises
- 2,4 kg de sucre blanc
- 5 citrons
- 1/2 l d'eau de source
NB : je n'utilise jamais le sucre spécial confiture avec pectine incorporée. Ça donne une consistance à la confiture que je n'aime pas du tout. Il est tellement facile de faire sa pectine soi-même, avec les peaux blanches et les pépins d'un citron, laquelle, en plus, donne une belle couleur et brillance à la confiture, en la préservant également de la moisissure. Cela dit, en ce qui concerne ce dernier point, la propreté des pots et leur fermeture à chaud restent le critère essentiel de préservation (v. dans les pages, "mes trucs" pour les généralités sur la confiture).
préparation et macération (1/2 journée)
  • bien laver les fraises avec un filet de vinaigre (c'est une opération que je fais systématiquement avec toutes les fraises du commerce, mieux, avec un petit filet de jus de citron, ça exhale le parfum des fruits),
  • les équeuter et couper les plus grosses en quartier,
  • alterner dans un récipient à macération couche de fraises et couche de sucre en plusieurs étages,
  • presser les citrons, en réservant le jus d'un côté, puis récupérer les peaux blanches et les pépins de l'autre, en jetant les écorces,
  • ajouter dans le récipient à macération l'eau et le jus de citron,
  • laisser macérer au moins 3 heures, en remuant de temps en temps,
  • pendant ce temps, faire la pectine avec les peaux blanches et pépins de citron : les cuire en les couvrant juste d'eau pendant 10 mn sans faire bouillir, filtrer et réserver
cuisson de la confiture (pour cette quantité, je divise la préparation pour deux bassinées)
  • verser la préparation dans la bassine,
  • porter à ébullition en remuant de temps en temps (environ 20mn),
  • retirer les fruits et les réserver,
  • faire réduire le jus jusqu'au point de gélification (le jus doit napper la cuiller ou s'écouler lentement en très larges gouttes de l'écumoire, selon la méthode empirique que j'emploie)
  • remettre les fruits et cuire 10 mn supplémentaire environ,
  • ajouter la "pectine de citron", donner un dernier bouillon et vérifier la prise en confiture,
  • mettre en pots et couvrir à chaud.

Ces fraises-là, sur la photo ci-contre, sont des fraises remontantes que je cueille en général à la mi-septembre, en Bretagne, chez une ancienne fermière qui a encore des champs de fraises de pleine terre, qu'elle n'entretient plus mais qui donnent encore beaucoup. Et c'est tant mieux. Elles poussent donc sans aucun engrais, ce qui explique leur petite taille, mais quel goût et quel parfum ! On dirait presque des fraises des bois. En principe, c'est avec celles-ci que je fais mes confitures de l'année. Quelquefois, je rajoute dans cette confiture quelques mûres dont, au même moment, c'est la pleine saison en Bretagne, car elles sont un peu plus tardives que dans la région parisienne (où j'ai aussi des coins !).
(*) La maxime exacte de La Rochefoucauld est : "L'absence diminue les médiocres passions et augmentent les grandes comme le vent éteint les bougies et allume le feu" (si ma mémoire est bonne). C'est l'une de mes préférées !

ADDENDUM 18.06.2012
Vous trouverez quelques généralités sur la confiture en cliquant ICI.

samedi 24 mars 2012

framboise au chocolat et à la vodka


Quand les framboises sont d'une belle taille et très parfumées, je fais une fantaisie de framboises, en les fourrant avec une crème de chocolat à la vodka !
INGREDIENTS pour une 50aine de fruits :
- 100 g de chocolat noir
- 1 grosse càs de miel
- 1 noix de beurre
- 3 càs de vodka

PREPARATION :
- faire fondre le chocolat et le beurre très doucement dans une casserole,
- ajouter le miel et bien lisser la préparation
- ajouter le liquide, battre à la fourchette pour obtenir une crème bien onctueuse.
Laisser refroidir un tout petit peu, mais travailler avec la crème encore tiéde et coulante :


- en se servant d'une cuillère à moka, faire couler la crème dans la cavité creuse de la framboise (les fruits sont cueillis sans leur pédoncule, ce qui explique cette cavité),
- étaler au fur et à mesure les fruits sur un plat sans les heurter ni entasser
- une fois un peu refroidis, on peut les ranger délicatement dans une coupe pour les mettre au frigo (pas plus d'une journée)
- sortir les fruits 1/2 heure avant le service.
*************

samedi 17 mars 2012

l'agneau, c'est de saison

Ce billet a été publié, en partie en magazine
(texte sur fond roseci-après),
sous le titre "Epigramme à lire ? Non, à manger !"
Ne le boudons pas malgré l'actualité qui a révélé au grand public l'une des principales préoccupations du moment de la filière ovine, la propagation du virus de Schmallenberg qui poursuit sa diffusion en Europe. Brièvement, ce virus se traduit par des malformations congénitales ou des mortinatalités atteignant les veaux, chevreaux, agneaux. Les organismes de veille sanitaire, dont l'European Centre for Disease Control and Prevention et la Health Protection Agency britannique indiquent que, pour l'instant, il est peu probable que le virus soit zoonotique, même si, par principe de précaution, on ne puisse jamais affirmer qu'à 100% le risque d'infection humaine soit totalement exclu.
L'agneau est de mes viandes favorites. Pour peu que l'on choisisse un animal élevé correctement, il fournit une chair savoureuse et fine, sans odeur trop prononcée. Tout dépend aussi de son âge au moment de l'abattage : agneau de lait, agneau gris, mouton... Il y en a pour tous les goûts, mais il faut savoir ce qu'on achète car leur utilisation et le temps de cuisson en cuisine sont très différents selon que la bête est plus ou moins vieille.
 
Ci-dessus : à gauche, de la poitrine d'agneau qui, détaillée en tranches à la façon des travers de porc, donneront des "épigrammes", à droite, un magnifique gigot de 3,4kg, bien dodu, avec une belle graisse blanche
Un peu de littérature avant de passer à table, pour reprendre les bonnes vieilles habitudes de mon ancien blog dont, je l'avoue, ce billet s'est largement inspiré, mais tant que je me plagie moi-même, hi, pas de souci, hein ?! En fait, je trouve amusant de relier, parfois, la cuisine aux anecdotes qui entourent ce qui, finalement, fait notre principale préoccupation quotidienne, la recherche de la nourriture et les façons de la manger !
L'agneau nous fournit en effet des épigrammes à manger plutôt qu'à lire et nous permet de rejouer l'Entente Cordiale, surtout qu'il va entrer dans sa grande saison, le printemps. Mais comment l'art culinaire s'est-il approprié un terme de l'art littéraire pour désigner un morceau de viande peu prisé et pourtant aussi savoureux que ces bons mots d'esprit bien mordants, en vers et en rimes (*) ? En passant, curieusement, "épigramme", de féminin dans le salon, est devenu masculin dans la cuisine !
Au 18ème siècle, chaque maison avait son maître-queux qui - comme tout chef qui se respecte – savait faire preuve d'une maîtrise indéfectible face aux situations les plus insolites. Ainsi Michelet, qui servait chez une jeune marquise, jolie mais assez ignorante en dépit de l'époque où rares étaient les gens de sa société n'usant pas de ces courtes satires qui fusaient de tous côtés dans les dîners, se vit un jour quérir par la maîtresse de maison. Celle-ci, se souvenant que ses invités avaient relaté avoir été régalés d'épigrammes chez un comte, lui enjoignit de cuisiner un plat... d'épigrammes ! Sans sourciller, le judicieux maître-queux, qui avait ce jour-là sous la main une bonne viande d'agneau, a inventé les "épigrammes à la Michelet", en désossant et en faisant braiser des parties peu charnues de l'animal pour en faire un plat succulent.
En terme culinaire, "épigramme" désigne actuellement la poitrine d'agneau à laquelle reste attaché le bout des côtelettes avec les cartilages. Le morceau peut être entièrement désossé, il se présente alors comme une large grillade, ou tranché avec l'os, à la façon des travers de porc. C'est une viande grasse, mais la cuisson lui fait perdre une partie de sa graisse. Reste alors une viande délicieuse en goût.
L'épigramme a un temps de cuisson assez court par rapport au collier, ce qui lui permet d'être simplement grillé comme une côtelette. Il est également intéressant braisé, en ragoût, dans un couscous, dans un cari. Voici deux recettes simples, qui tombent bien avec la saison des légumes nouveaux  : navets, carottes, pommes de terre, ail, échalote, etc., la table reprend des couleurs !
Epigrammes braisés - 3/4 épigrammes tranchés avec os par personne ; petits navets, carottes en tronçons, grenailles de pomme de terre, petits-pois ; ail écrasé, échalotes entières ; un peu de bouillon ou d'eau ; sel, poivre ; huile – La cuisson se fait à couvert : chauffer l'huile dans une cocotte, y faire revenir la viande, enlever l'excédent de graisse ; ajouter les échalotes, les rôtir ; saler, ajouter l'ail, mouiller à mi-hauteur avec le liquide et cuire pendant 30mn à feu moyen/doux, puis retirer les échalotes,  ajouter les grenailles et les carottes, cuire à nouveau 10mn avant d'ajouter les navets, poursuivre la cuisson 10mn ; ajouter les petits pois, remuer, éteindre le feu et laisser reposer, toujours à couvert, 5 mn avant de servir avec un tour de moulin à poivre.
Epigrammes en grillade : ½ poitrine désossée par personne – Badigeonner la viande avec un peu d'huile et un mélange de sel, poivre et thym - Griller la viande à la poêle à feu moyen ou à four 180° 15mn environ chaque face. Si vous êtes un adepte du barbecue, n'hésitez pas !
L'agneau s'accommode de toutes sortes de légumes frais ou secs : couscous, poivrons, aubergines, pomme de terre sautées (mélangées avec des vitelottes, c'est beau !), choux raves braisés, fagots de haricots verts au lard, ces derniers étant aussi une bonne idée pour accompagner un autre morceau rôti, le gigot par exemple !
Des fagots de haricots verts au lard, des pommes de terre sautées,
une poêlée poivron-aubergine à l'ail, tout lui va !
On ne saurait en effet parler "agneau" sans évoquer le gigot qui, s'il n'est pas raccourci, peut nourrir une tablée de huit à dix personnes. Une bête bien engraissée a des gigots dodus, plus ronds que longs, la graisse est blanc nacré et la chair d'un beau rouge-brun clair. Les goûts sont divers concernant la cuisson : avec ou sans ail, bien cuit ou rosé (jamais saignante). Rosée, la chair est succulente pour peu que la cuisson soit menée lentement comme dans ma recette.

Le classique gigot à la boulangère, une valeur sûre
pour les amateurs de cette viande !

Gigot au four : préchauffer le four à 200° ; envelopper la souris de papier d'aluminium (pour la confire sans la dessécher) ; mettre des branches de laurier ou de romarin au fond du plat de cuisson ainsi qu'une tête d'ail légèrement décapitée, déposer le gigot dans le plat et commencer la cuisson ; au bout de 10mn, réduire la chaleur du four à 180°, poursuivre la cuisson en comptant 20mn environ par kilo de viande si votre gigot est plus long que rond, un peu plus si c'est l'inverse ; en cours de cuisson, si la viande a rendu du jus, l'arroser avec de temps en temps. Mettre la viande sur un plat de service mais la laisser reposer dans le four éteint au moins 10mn avant de découper. Pendant ce temps, déglacer le fond du plat avec de l'eau bouillante, filtrer, saler et poivrer,  écraser les gousses d'ail pour obtenir une bonne purée, la saler un peu. Servir le gigot découpé avec le jus en saucière et la purée d'ail à part.

Un détail : par tradition, en France, nous tranchons verticalement par rapport à l'os ; en Angleterre, ils le font horizontalement. C'est l'occasion de rejouer notre Entente Cordiale : la méthode française est plus délicate mais elle permet aux convives d'avoir dans sa rouelle un échantillon de chaque partie du gigot dont le goût et la texture peuvent varier d'un endroit à l'autre. La méthode anglaise est plus facile. Pour un gigot non raccourci, je préconise de commencer par découper à la française et de terminer à l'anglaise, mais sans filer, car ce serait dommage de laisser vos invités déguster seul cet excellent plat !
(*) un exemple d'épigramme littéraire : "L'autre jour au fond d'un vallon, Un serpent mordit Jean Féron, Que croyez-vous qu'il arriva ? Ce fut le serpent qui creva" (Voltaire)

L'ail nouveau lui va bien, et le chou-rave est un délicieux légume dont le goût, en beaucoup plus fin, rappelle le navet et le... chou (blanc) ! Il se mange cru ou cuit.

dimanche 11 mars 2012

cuisses de grenouille à la fleur de sel et poivre

Les cuisses de grenouille, je n'y résiste pas !
Principal pays consommateur de ce bratacien qui se décline en quelques 4000 espèces dont seules une cinquantaine sont comestibles, la France avait interdit sa pêche et sa culture pendant plus de trente ans pour le protéger de la disparition alors qu'il est utile dans le monde agricole, engloutissant tous les jours une grande quantité d'insectes en tous genres. Désormais autorisé, leur élevage (raniculture) intensif, qui en est cependant à ses premiers balbutiements en raison de la complexité des facteurs de développement de ces animaux, encore peu connus, permet de s'en régaler, mais toujours à un prix assez prohibitif s'agissant des cuisses de grenouilles fraîches. Difficile en effet d'en voir à l'étal du poissonnier affichées comme telles et provenant du territoire national. Les grenouilles sont souvent importées sous deux formes : vivantes, originaires des pays de l'est  (Turquie ou Hongrie, Egypte, Albanie), elles sont souvent destinées à la grande restauration ; déjà dépecées, sous forme de cuisses, elles sont congelées ou surgelées et plus faciles à trouver en grande distribution, leur provenance étant alors la Chine, l'Indonésie, le Pakistan, l'Inde...
Hier, au marché, il y en avait des françaises, de belle taille, embrochées, à 20 euros la brochette de six, ce qui est assez cher, mais j'en avais envie, vu leur rareté. Pour un mets de cette qualité, ma recette préférée reste la plus simple : il suffit de les fariner sur toutes les faces et de les frire dans de l'huile très chaude à laquelle on ajoute une grosse noix de beurre, environ 3mn sur chaque face, le temps qu'elles soient dorées de part et d'autre. Parsemez de fleur de sel et de poivre, c'est tout ! Pour les inconditionnels, un peu de beurre d'escargot peut aussi relever leur goût assez subtil. Servies avec une salade verte en entrée, et ajouter quelques pommes vapeur si on veut en faire un plat unique pour un repas léger.

mercredi 22 février 2012

confiture d'orange amère

La saison des oranges amères (bigarades) est très courte (janvier-février), c'est le moment d'en faire des confitures ou de la gelée, car elles sont immangeables au couteau. Il faut être amateur de cette marmelade particulière pour en confectionner, car sa préparation prend du temps. En principe, on la fait sur deux jours, voire trois. Ci-dessous, je vous propose une recette simplifiée, qui peut être réalisée en un jour si vous ne disposez pas de plusieurs heures sur trois jours.


  • oranges amères
  • 1 citron pour 10 oranges
  • sucre cristallisé (900 g pour un litre de macération finale)
  • eau (selon quantité d'oranges)
NB : les opérations écrites en italiques rouge-brun sont à zapper si vous faites de la gelée et non de la confiture (beaucoup de personnes n'aiment pas les écorces).

Première étape
  • brosser les oranges et les citrons à l'eau tiède et les rincer
  • les peler presque à vif (en laissant beaucoup de peau blanche sur le fruit, c'est cette peau et les nombreux pépins du fruit qui contiennent la pectine nécessaire à une bonne gélification)
  • couper en rondelles les pulpes avec leurs pépins, à réserver dans une grande marmite qu'on va couvrir avec de l'eau à niveau + 1 litre
  • zester quelques belles écorces d'oranges amères, à réserver dans une autre marmite qu'on va couvrir avec de l'eau à niveau
  • porter à ébullition la ou les marmites, puis réduire le feu à doux et cuire environ 30mn pour les pulpes, 1h pour les zestes
  • laisser macérer dans un endroit frais en remuant de temps à autre (une nuit ou au moins deux heures)
Deuxième étape
  • filtrer la macération encore tiède (si vous le faites le lendemain, la réchauffer un peu) en pressant avec le dos de l'écumoire afin de récupérer un maximum de jus, à réserver ; jeter les déchets
  • réchauffer la macération de zestes (si vous procédez sur deux jours)
  • mélanger les deux macérations,
  • ajouter 800/900g (ou 1kg maxi, selon votre goût en confiture) de sucre pour 1litre de macération, bien remuer pour faire fondre le sucre
  • laisser reposer en remuant de temps à autre. Le sucre va former une petite écume blanche. L'enlever avant de procéder à la cuisson définitive.
Troisième étape (cuisson définitive)
  • verser la préparation dans la bassine à confiture et cuire à feu vif environ 20mn, le temps que la confiture prenne (*)
  • Mettre en pots à vis, couvrir à chaud, en retournant le pot pour une parfaite stérilisation. Attention de bien fermer le pot, sinon il peut s'ouvrir inopinément au moment du retournement, bonjour la cuisine à nettoyer sans compter les risques de brûlure (**). 
(*) J'emploie la méthode empirique : la confiture est prise lorsque la préparation nappe la cuiller ou la louche retournée, et retombe lentement en grosses gouttes presque figées. Il est à noter cependant que la confiture ou la gelée d'orange paraît toujours liquide. Un moyen de savoir si elle bien cuite et prête à gélifier : éteindre le feu, attendre quelques minutes et passer une cuiller dans la bassine : si le dessus se ride un peu, c'est bon signe !
(**) J'utilise des pots à vis, une fois bien fermés, je les retourne jusqu'à complet refroidissement. Pour les généralités sur la confiture, je publierai ultérieurement une page spéciale.



 

  
C'est ma confiture préférée. Un pur bonheur dans la maison lorsque j'en fais : pendant la macération, il se répand partout dans l'air une délicieuse odeur, pendant la cuisson, celle-ci s'amplifie. Et le matin, au petit déjeuner, un pur régal, cette friandise dorée, sur une tartine de pain grillé légèrement beurrée, accompagnant un darjeeling de grand jardin ! Et même la fourrure du chat sent l'orange pendant plusieurs jours !

ADDENDUM 18.06.2012
Vous trouverez quelques généralités sur la confiture en cliquant ICI.